Gaz : le prix de référence augmentera de 6,3 % au 1er octobre

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Une nouvelle hausse qui inquiète les ménages

Après une première hausse de 5,6 % en septembre, les consommateurs français vont devoir faire face à une nouvelle augmentation du prix de référence du gaz. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé que son prix repère de vente du gaz (PRVG) progressera de 6,3 % au 1er octobre 2026. Une évolution qui intervient alors que les ménages se préparent à entrer dans la période de chauffage.
Cette nouvelle hausse est principalement liée à la progression des prix du gaz sur les marchés de gros au mois d’août. Pour les ménages disposant d’une offre indexée sur le prix repère, l’impact sera directement visible sur la facture.

Une hausse de 6,3 % en octobre

La CRE a fixé le prix repère moyen à 182,88 euros TTC par MWh en octobre, contre 172,05 euros TTC par MWh en septembre. Cela représente une progression de 6,3 % en seulement un mois.
Cette évolution intervient après une hausse déjà importante de 5,6 % au mois de septembre. Le prix du gaz avait pourtant légèrement diminué en août, avec une baisse de 0,8 %.
La tendance s’est donc brutalement inversée à la rentrée, alors que les ménages commencent à anticiper leurs dépenses énergétiques pour l’automne et l’hiver. (Service Public)

Pourquoi le prix du gaz augmente-t-il ?

La principale explication se trouve sur les marchés de gros.
Le prix repère de la CRE prend notamment en compte le coût d’approvisionnement des fournisseurs. Or, les cours du gaz observés au mois d’août ont augmenté par rapport au mois précédent.
Pour octobre 2026, la composante approvisionnement du prix repère est calculée à partir des cotations observées sur les marchés au mois d’août. La CRE indique que seule cette composante évolue au 1er octobre. Les autres éléments du prix repère, notamment l’acheminement et les taxes, ne sont pas à l’origine de cette hausse mensuelle.
Cette mécanique explique pourquoi une évolution des marchés internationaux peut finir par se retrouver, quelques semaines ou mois plus tard, sur la facture des consommateurs français.

Quel impact sur la facture des ménages ?

La question essentielle pour les consommateurs est évidemment de savoir combien cette hausse va réellement coûter.
La CRE estime que, pour les clients dont le contrat est indexé sur le prix repère, la hausse représentera en moyenne 5,28 euros TTC supplémentaires sur la facture du mois d’octobre.
Ce chiffre est une moyenne : l’impact réel dépendra de la consommation du foyer, de son type de contrat et de l’utilisation du gaz.
Un ménage qui utilise le gaz uniquement pour la cuisson et l’eau chaude ne sera évidemment pas exposé de la même manière qu’un foyer qui utilise une chaudière au gaz pour chauffer l’ensemble de son logement.

Le prix du kWh augmente, mais pas l’abonnement

Pour octobre, la grille publiée par la CRE prévoit, sur le réseau GRDF, un prix moyen TTC de 0,14557 € par kWh pour les consommateurs utilisant le gaz pour le chauffage. Pour les ménages utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude, le prix moyen est de 0,17832 € par kWh.
Lhttp://, une nouvelle hausse qui inquiète les ménages’abonnement annuel de référence est, quant à lui, de 360,79 € TTC pour le profil chauffage, contre 152,46 € TTC pour le profil cuisson/eau chaude.
Il faut toutefois rester prudent avec ces chiffres : le prix repère est une référence nationale et les offres réellement proposées par les fournisseurs peuvent être différentes.

Attention : ce n’est pas un nouveau tarif réglementé

Une confusion est particulièrement importante à éviter.
Depuis le 30 juin 2023, les tarifs réglementés de vente du gaz ont disparu. Le prix repère publié chaque mois par la CRE n’est donc pas un tarif obligatoire imposé aux fournisseurs.
Il s’agit d’un indicateur destiné à aider les consommateurs à comparer les différentes offres disponibles sur le marché. Certaines offres commerciales sont toutefois indexées sur ce prix repère.
Autrement dit, une hausse de 6,3 % du prix repère ne signifie pas que toutes les factures de gaz augmenteront automatiquement de 6,3 %.
Tout dépend du contrat souscrit.

Les contrats à prix fixe sont épargnés

Bonne nouvelle pour une partie des consommateurs : les ménages ayant souscrit une offre à prix fixe ne sont pas directement concernés par cette évolution du prix repère.
La CRE précise qu’environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz étaient titulaires d’une offre à prix fixe à la fin de 2025.
Ces consommateurs bénéficient donc d’une certaine protection contre les fluctuations mensuelles des marchés, pendant la durée prévue par leur contrat.
En revanche, les clients dont le contrat est indexé sur le prix repère peuvent voir leur facture évoluer avec les variations de cet indicateur.

Une année 2026 qui pourrait coûter plus cher

La hausse d’octobre ne doit pas être regardée isolément.
Selon la CRE, si la situation reste relativement stable jusqu’à la fin de l’année, la facture annuelle moyenne de gaz en 2026 pourrait être environ 10 % supérieure à celle de 2025, soit une augmentation d’environ 120 euros TTC sur l’année.
Cette estimation doit toutefois être interprétée avec prudence : elle dépendra de l’évolution future des prix du gaz. Le montant de 120 euros n’est donc pas une augmentation garantie pour chaque ménage.
Il s’agit d’une estimation moyenne à partir des hypothèses retenues par la CRE.

Plus de 10 millions de ménages disposent d’un contrat de gaz

L’enjeu est loin d’être marginal.
Au 31 mars 2026, 10,31 millions de ménages disposaient d’un contrat de gaz naturel en France, selon les données communiquées par la CRE.
Une variation relativement importante du prix du gaz peut donc avoir des conséquences significatives sur le budget des ménages.
Pour les foyers qui se chauffent au gaz, la période à venir est particulièrement sensible. L’arrivée des températures plus basses entraîne mécaniquement une augmentation de la consommation, ce qui amplifie l’impact d’une hausse du prix du kWh.

Une mauvaise nouvelle avant l’hiver

Le calendrier de cette augmentation est particulièrement délicat.
Le 1er octobre correspond traditionnellement au début de la période durant laquelle les ménages commencent à remettre en fonctionnement leurs systèmes de chauffage.
Même si les températures restent encore relativement douces au début de l’automne, la consommation de gaz peut progressivement augmenter au fil des semaines.
Une hausse du prix au moment où la consommation commence à repartir peut donc peser davantage sur les budgets familiaux qu’une augmentation intervenant pendant les mois d’été.
Pour les ménages déjà confrontés à des dépenses importantes pour le logement, l’alimentation et les transports, quelques euros supplémentaires par mois peuvent rapidement devenir significatifs.

Une hausse liée à un marché international

Le cas du gaz illustre également la dépendance des consommateurs européens aux évolutions des marchés internationaux.
Le gaz est négocié sur des marchés où les prix peuvent évoluer rapidement en fonction de nombreux facteurs : disponibilité de l’offre, demande mondiale, niveau des stocks, conditions météorologiques, infrastructures, tensions géopolitiques ou encore situation des approvisionnements.
La France peut donc voir son prix de référence évoluer même lorsque la consommation intérieure ne change pas radicalement.
La CRE rappelle justement que la composante approvisionnement du prix repère est construite à partir d’indices de marché. Pour octobre, le calcul repose notamment sur les cotations enregistrées pendant le mois d’août.
Les consommateurs doivent-ils changer de fournisseur ?
Cette nouvelle hausse peut également pousser certains ménages à regarder de plus près leur contrat.
La disparition des tarifs réglementés signifie que les consommateurs ont aujourd’hui accès à différentes formules : prix fixes, prix indexés, offres de marché avec différentes structures tarifaires, etc.
La CRE rappelle d’ailleurs que son prix repère a précisément pour objectif de servir de « boussole » aux consommateurs afin de comparer les offres. (Commission de régulation de l’énergie)
Avant de changer de contrat, il est néanmoins important de comparer le prix du kWh, le montant de l’abonnement, la durée du prix fixe ou les modalités d’indexation, plutôt que de regarder uniquement une réduction temporaire affichée par un fournisseur.

Une facture énergétique sous surveillance

Cette hausse de 6,3 % intervient dans un contexte où les prix de l’énergie restent particulièrement surveillés.
Pour les ménages chauffés au gaz, la facture annuelle dépend de deux variables principales : le prix du kWh et la quantité de gaz consommée.
Réduire sa consommation peut donc limiter l’impact financier d’une hausse des prix, même si les possibilités d’économie dépendent fortement du logement et de son niveau d’isolation.
La rénovation énergétique, l’entretien de la chaudière, la régulation du chauffage et une meilleure isolation peuvent notamment réduire la quantité de gaz nécessaire pour maintenir une température confortable.

Une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat

Cette nouvelle augmentation risque néanmoins d’être perçue comme un nouveau coup porté au pouvoir d’achat.
Après une hausse de 5,6 % en septembre, les consommateurs concernés vont donc subir une nouvelle progression de 6,3 % en octobre du prix repère.
Pour un ménage dont le contrat est indexé, la facture moyenne devrait augmenter d’environ 5,28 euros TTC en octobre, selon l’estimation de la CRE.
Pris séparément, ce montant peut sembler relativement limité. Mais cumulé avec l’ensemble des autres dépenses contraintes et avec l’augmentation éventuelle de la consommation pendant l’hiver, l’impact peut devenir beaucoup plus important.

Une hausse à surveiller dans les prochains mois

Le 1er octobre 2026 marquera donc une nouvelle étape dans l’évolution du prix du gaz en France.
Le prix repère passera de 172,05 à 182,88 euros TTC par MWh, soit une progression de 6,3 %.
Mais le chiffre le plus important à retenir est peut-être celui des 120 euros supplémentaires sur l’année 2026, estimation avancée par la CRE si les conditions de marché restent relativement stables jusqu’à la fin de l’année.
Cette estimation montre surtout que l’évolution du prix du gaz ne se joue pas uniquement au 1er octobre. Les prochains mois seront déterminants, notamment à l’approche de l’hiver.
Pour les consommateurs, la priorité sera donc de vérifier les conditions de leur contrat et de comprendre si leur offre est indexée sur le prix repère ou si elle bénéficie d’un prix fixe.
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