Une nouvelle baisse
Le taux de chômage au Royaume-Uni a enregistré une baisse inattendue, s’établissant à 4,9 % sur les trois mois allant jusqu’à février, contre 5,2 % précédemment, selon les données de l’Office for National Statistics. Cette évolution offre un signal ponctuel de résistance du marché du travail.
Cependant, derrière cette amélioration apparente, plusieurs indicateurs montrent un affaiblissement progressif. La croissance des salaires ralentit nettement, atteignant 3,6 % hors primes (son plus bas niveau depuis 2020) et 3,2 % dans le secteur privé, un rythme cohérent avec l’objectif d’inflation de la Banque d’Angleterre.
Par ailleurs, le nombre d’emplois reste globalement stable, tandis que les offres d’emploi ont chuté à leur plus bas niveau depuis près de cinq ans, signe d’un marché de l’embauche moins dynamique.
Le conflit en iran
Les perspectives sont également assombries par le contexte international, notamment le conflit lié à la guerre en Iran 2026, dont les effets ne sont pas encore pleinement visibles dans les statistiques. Les premières données indiquent déjà une dégradation : en mars, le nombre de salariés a diminué de 11 000, soit une baisse plus importante que prévu, et les chiffres de février ont été révisés à la baisse.
Cette situation s’explique en partie par la hausse des coûts énergétiques liée aux tensions autour du détroit d’Ormuz, qui entraîne une augmentation des prix du pétrole et du gaz. Cela pèse à la fois sur les entreprises (hausse des coûts de production) et sur les ménages (baisse du pouvoir d’achat), ce qui devrait freiner la consommation, ralentir les embauches et potentiellement entraîner une remontée du chômage dans les mois à venir.


Be the first to comment on "Royaume-Uni : un chômage de 4,9% !"