Elections municipales à Lyon : Aulas en tête !

Jean-Michel Aulas - Sebleouf, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Jean-Michel Aulas - Sebleouf, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
 

🗳️ Municipales à Lyon : un scrutin sous tension

Les élections municipales 2026 à Lyon et la dynamique très particulière de cette campagne, marquée par l’ascension d’un candidat atypique : Jean-Michel Aulas, considéré aujourd’hui comme grand favori pour accéder à la mairie de Lyon :
Les élections municipales se dérouleront à Lyon les 15 et 22 mars 2026. Elles désigneront l’ensemble du conseil municipal – ensuite chargé d’élire le maire –, dans une ville qui est la troisième plus grande de France.
La campagne a pris une tournure très nationale et médiatique, bien au-delà des traditionnelles querelles locales, en grande partie à cause de la personnalité de la tête de liste la plus médiatisée : Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais, dont la notoriété dépasse le cadre strictement politique.

📈 Jean-Michel Aulas : du sport à la politique, un favori atypique

Aujourd’hui âgé de 76 ans, Jean-Michel Aulas n’est pas un homme politique professionnel. Mais ses relations, son profil médiatique et son projet pour Lyon lui ont permis de se positionner en tête des intentions de vote : dans les sondages les plus récents, il recueille souvent autour de 43 % des voix au premier tour, loin devant son principal rival.
Sa candidature est soutenue par un large rassemblement de partis de droite et du centre – de Les Républicains (LR) à Renaissance (le parti du président de la République) en passant par d’autres formations centristes –, qui ont fait le choix de lui apporter leur soutien plutôt que de proposer leurs propres têtes de liste.

🔎 Pourquoi une telle dynamique ?

L’engouement autour d’Aulas s’explique par plusieurs facteurs :
Son nom et sa visibilité nationale, accumulés pendant plus de deux décennies à la tête de l’Olympique Lyonnais.
Sa campagne très axée sur la sécurité, l’image d’une ville attractive et dynamique, et une critique constante des politiques municipales actuelles.
Une coalition politique qui lui donne une assise plus large que ne l’auraient permis des partis politiques seuls.
Pour ses partisans, Aulas représente un “nouveau souffle” pour Lyon ; pour ses adversaires, il incarne une forme de candidat hors système, porté par sa personnalité et son influence plus que par un héritage politique traditionnel.

🟩 Grégory Doucet : le maire sortant en difficulté

Le maire sortant, Grégory Doucet (écologiste), candidat à sa réélection, se retrouve aujourd’hui dans une situation beaucoup plus délicate qu’en 2020. Initialement élu avec une forte dynamique écologiste et un programme centré sur l’environnement et la transformation urbaine, il se retrouve désormais largement distancé dans les sondages : les enquêtes lui donnent souvent moins de 30 % des intentions de vote au premier tour.
Cette baisse de popularité tient à plusieurs éléments :
Une perception de gestion locale jugée parfois inefficiente sur des sujets comme la sécurité et la mobilité.
La piétonisation et les transformations urbaines, qui ont divisé l’opinion et parfois contrarié certains commerçants et automobilistes.
Une campagne moins médiatique et moins visible que celle de son rival.
Pour tenter de contrer Aulas, Doucet a ouvert la possibilité d’une alliance au second tour avec d’autres listes de gauche, notamment celle de La France insoumise (LFI) portée par Anaïs Belouassa-Cherifi. Cette option serait une stratégie pour rassembler les voix contre le favori, mais elle n’est pas sans conditions et suscite des critiques internes.

🟦 Autres candidats et l’enjeu du second tour

Outre Aulas et Doucet, plusieurs autres candidats sont en lice :
Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI), qui a parfois flirté avec le seuil de qualification pour le second tour.
Alexandre Dupalais (UDR, allié au Rassemblement National), représentant une droite plus radicale.
D’autres figures locales, comme Georges Képénékian, ancien maire de Lyon, qui dénoncent le manque de clarté des programmes de leurs adversaires.
Ce paysage fragmenté signifie qu’un second tour est très probable : si aucun candidat n’atteint 50 % au premier tour, les listes qualifiées peuvent fusionner ou se désister pour former des alliances stratégiques.

🧠 Un débat central autour des enjeux locaux

Au-delà de la compétition des personnalités, la campagne lyonnaise est centrée sur des enjeux concrets :

🔐 Sécurité

Jean-Michel Aulas a notamment proposé de doubler le nombre de caméras de vidéoprotection dans la ville, estimant la couverture actuelle insuffisante, tandis que Grégory Doucet met en avant des réponses plus progressives.

🚍 Mobilité et transports

L’erreur d’Aulas sur le coût réel des abonnements de transport en commun a été relevée par plusieurs médias, ce qui a alimenté les critiques sur sa connaissance précise des réalités locales.

🏘️ Urbanisme et vie quotidienne

Des débats portent aussi sur la densification, la piétonisation ou encore le rôle de la municipalité dans l’encadrement des loyers, reflétant les préoccupations quotidiennes des habitants de la ville.

🧩 Des sondages qui dessinent une tendance

À l’approche du scrutin, la plupart des sondages placent aujourd’hui Jean-Michel Aulas en tête des intentions de vote au premier tour, avec souvent plus de 40 %, suivis par Grégory Doucet autour de 28–31 %, et d’autres listes loin derrière.
Cette dynamique — qui peut encore évoluer — suggère un face-à-face probable entre Aulas et Doucet au second tour, sauf mouvement de fusion stratégique de dernière minute.

🔮 Un tournant pour Lyon

Cette élection est perçue par beaucoup comme un tournant pour l’identité politique de Lyon : un maire traditionnellement issu des partis politiques se voit aujourd’hui défié par une figure issue du monde de l’entreprise et du sport, soutenue par des formations politiques mais se présentant comme un candidat de la société civile.
Quel que soit le résultat, les Municipales 2026 risquent de redessiner durablement le paysage politique local, entre le rôle des majorités écologistes, la place des forces de droite et centre, et l’attrait pour des profils non professionnels de la politique.
📅 Prochain rendez-vous électoral : 15 mars 2026 (1er tour), avec une possible doublure le 22 mars si aucun candidat n’obtient la majorité absolue.
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