La victoire de Macron

La débâcle à Droite

Sarkozy a été abattu par les rancœurs qu’il a accumulées lors de son séjour au pouvoir. Juppé a semé une animosité de la droite dans sa campagne en se concentrant exclusivement sur les minorités. Quant à Fillon, il a été empêtré dans des histoires de financement public de l’emploi de sa femme.

Les médias ont obtenu la révélation des vastes sommes publiques que Fillon avait accumulées dans le prétendu travail de sa femme (de plus petites sommes n’auraient pas contrarié les Français) et son programme de stricte austérité pour le pays semblait trop hypocrite à avaler.

Dans un pays mélancolique, en proie au doute de soi, il a irradié l’espoir et l’optimisme. Après la déception des cinq derniers présidents, le temps était venu pour quelque chose de nouveau.

Il semblait obsolète que le pays soit condamné à une éternelle opposition entre gauche et droite.

La débâcle à Gauche

A gauche, Hollande se révéla trop impopulaire pour se représenter et Manuel Valls, trop à droite. Macron est judicieusement resté en dehors des tours préliminaires, son message étant que l’opposition de droite et de gauche ne correspondait plus à «l’esprit des temps». Comme dit le proverbe: «Rien n’est plus fort qu’une idée dont le moment est venu».

Le débat télévisé

Dans le duel télévisé final entre les deux adversaires, Marine le pen a réussi la pire performance de sa longue carrière politique : au lieu d’une victoire serrée, le score final en faveur de Macron était de 66%.

Marine le pen était entravée par le passé de son parti et par un programme préconisant à la fois de rester et de quitter la zone euro.

Pour finir, on peut dire que Macron a proposé un programme soigneusement calibré entre la droite et la gauche.

Il s’agissait simplement de choisir l’homme qui semblait le droit leader, et Emmanuel Macron a fait l’affaire.

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